Émile Coué, le marchand de bonheur
[Translate to English:] Emile COUE
Emile-Francisque-Exupère Coué de la Châtaigneraie, le père de la célèbre Méthode Coué, n’a pas choisi d’être psychothérapeute, il l’est devenu par hasard. Elève brillant, il décroche une bourse d'étude et entre à la faculté de pharmacie de Paris. Diplôme en poche, il revient sur ses terres et reprend une officine à Troyes. « Un jour, une cliente est venue me demander un médicament délivré uniquement sur ordonnance. Ne pouvant lui donner sans prescription, et devant son désarroi, je lui ai remis une fiole d'eau distillée en lui certifiant de son efficacité. Quelques jours plus tard, elle est revenue à la pharmacie pour m'annoncer sa guérison », raconte Émile Coué. Fin observateur du comportement humain, il se met à potasser tous les ouvrages sur la psychologie, dont ceux du Professeur Hippolyte Bernheim, neurologue nancéien, spécialiste de l’hypnose. Coué comprend alors que la force mentale est un trésor.
Le jeune Émile vient s’installer à Nancy avec son épouse Lucie Lemoine, fille ainée de Victor Lemoine, brillant horticulteur nancéien. Émile Coué y ouvre dans sa maison rue Jeanne d’Arc sa « clinique libre ». Le père de la pensée positive recommande à chacun de ses patients de répéter 20 fois le matin et le soir cette phrase clé : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ».
En 1923, il donne plus de 80 séances publiques et parcourt les États-Unis. Face à cet engouement planétaire pour ce « marchand de bonheur », le maire de Nancy Henri Mangin se plonge dans la méthode et qualifie Émile Coué de « bienfaiteur de l’humanité ». Mais quelques mois plus tard, le père de la pensée positive est emporté par une pneumonie le 2 juillet 1926. La méthode ne marche pas à tous les coups !
À l’occasion du centenaire de la disparition d’Émile Coué (1926–2026), l’association « Sur les Pas de Coué » propose tout au long de l’année de nombreux événements. Programme complet : sur-les-pas-de-coue.fr
