Thèse en fête : la science s’invite sur scène

Thèse en fête met en lumière les lauréats des prix de thèse métropolitains lors d’une soirée exceptionnelle.

 Entre pitchs captivants et remise de récompenses, la Métropole du Grand Nancy célèbre l’excellence scientifique locale. La soirée sera animée par la compagnie Crache Texte.

La soirée de remise de prix de thèses aura lieu le

Lundi 16 novembre à 18h
à L’Autre Canal

Programme

  • 18h : ouverture des portes 
  • 19h : cérémonie de remise des prix
    Improvisation tout au long de la soirée par la compagnie Crache Texte
  • 20h : cocktail dinatoire & networking

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Chaque année, depuis 2018, la Métropole du Grand Nancy remet deux prix de thèse à des jeunes docteurs : un "Prix Territoire" et un "Prix Docteur-Entrepreneur". Le doctorat est à la fois une expérience professionnelle de recherche et le plus haut diplôme de l’enseignement supérieur internationalement reconnu. Si les docteurs formés par la recherche ont une grande expertise, ils ont également une culture de l’innovation, qui est un atout pour le monde socio-économique et les entreprises qui cherchent à innover.

 

Prix Territoire

Dr Julien Ancousture, Ecole doctorale SIReNa, laboratoire LES (UMR 1120),

Thèse  intitulée « Couplage entre la production d’énergie photovoltaïque et la culture de Noccaea caerulescens en association avec des légumineuses comme levier potentiel pour la remobilisation des friches industrielles » :

"Les friches industrielles représentent de vastes surfaces de sols délaissées et souvent polluées, dont la remobilisation constitue un enjeu pour les territoires. Ma thèse explore le couplage entre la production d’énergie photovoltaïque et une forme de phytoremédiation reposant sur la culture de plantes capables d’extraire certains métaux présents dans les sols, appelées plantes hyperaccumulatrices. Ce couplage forme un système écovoltaïque qui permettrait de produire de l’énergie tout en contribuant à la réhabilitation de friches industrielles, sans accroître la pression sur les sols naturels, agricoles ou forestiers. Ces travaux de recherche montrent notamment que l’ombrage des modules photovoltaïques peut favoriser le développement de la plante hyperaccumulatrice étudiée (Noccaea caerulescens), tandis que la végétation sous les modules photovoltaïques contribue à améliorer leurs performances électriques. Par ailleurs, ces travaux montrent que la co-culture de N. caerulescens avec une légumineuse permet également d’améliorer la phytoextraction des métaux et la stabilité du sol. Ces résultats contribuent ainsi à identifier les conditions nécessaires au développement de systèmes écovoltaïques adaptés aux spécificités des friches industrielles."

 

Prix Territoire

Dr Ahlam Chaqroun, Ecole doctorale BioSE, laboratoire LCPME (UMR 7564),

Thèse intitulée « Surveillance épidémiologique des virus enveloppés émergents dans les eaux usées : importance de la qualité et de l’intégrité du génome viral »

« Les émergences virales représentent un défi majeur pour la santé publique mondiale. La pandémie de COVID-19 a montré l’importance de développer des systèmes de surveillance capables de détecter précocement la circulation des virus dans les populations. Dans ce contexte, l’épidémiologie basée sur les eaux usées (Wastewater-Based Epidemiology, WBE) constitue une approche innovante permettant de suivre la circulation des agents pathogènes à l’échelle d’un territoire. L’objectif principal de cette thèse était de lever plusieurs verrous méthodologiques limitant l’utilisation des eaux usées pour la surveillance des virus émergents. Les eaux usées constituent une matrice complexe dans laquelle les virus sont présents à très faible concentration et où les génomes viraux peuvent subir des dégradations importantes. Ces contraintes rendent leur détection et leur caractérisation particulièrement difficiles. La première étape a consisté à analyser l’état des connaissances et à évaluer la capacité de la surveillance des eaux usées à refléter la circulation virale au sein de la population. La seconde étape a été consacrée au développement et à l’optimisation de méthodes visant à améliorer la détection et la caractérisation des génomes viraux présents à très faibles concentrations dans les eaux usées. Enfin, la dernière étape s’est focalisée sur la mise au point d’une approche innovante basée sur la PCR digitale multiplexe afin d’évaluer l’intégrité de l’ARN viral dans cette matrice environnementale. Ces différentes étapes ont conduit à plusieurs publications scientifiques internationales ainsi qu’à des présentations lors de conférences nationales et internationales, contribuant à la diffusion des résultats de la thèse. »